Question posée en commission à la ministre de l’Asile et de la Migration. Le compte-rendu intégral est à retrouver ici.

Ma question :

Madame la ministre, à l’instar de mon collègue, j’aimerais vous interroger à la suite d’un constat fait par plusieurs organisations de jeunesse, qui observent une baisse significative du nombre d’inscriptions aux camps et stages qu’elles organisaient cet été pour les jeunes et enfants hébergés dans des centres Fedasil. Il semblerait que cette baisse découle de nouvelles règles qui s’imposent aux centres concernant le financement des activités de loisirs pour les mineurs demandeurs d’asile.

Apparemment, il était auparavant loisible à ces centres de décider eux-mêmes de la façon dont ils dépensent cette enveloppe. Aujourd’hui, un montant maximal strict – on parle de 24 euros, je pense – s’appliquerait pour les camps de plusieurs jours. Et donc, dans la pratique, cela rend la participation des enfants et des jeunes hébergés quasiment impossible, parce que même pour les camps et les stages qui pratiquent les tarifs les plus bas, ce montant journalier est dépassé. Or, comme le disait le collègue Vandemaele, ces activités sont des endroits privilégiés pour les enfants accueillis par Fedasil, qui leur permettent à la fois d’apprendre une langue nationale, de rencontrer d’autres enfants ou de connaître d’autres conditions de vie que celles des centres d’accueil. 

Madame la ministre, premièrement, confirmez-vous l’existence de nouvelles instructions concernant ces montants à octroyer? Dans l’affirmative, pouvez-vous fournir davantage de détails sur le contenu de ces instructions? De quand datent-elles et depuis quand sont-elles d’application? Quel est l’objectif de ce changement, s’il est bien confirmé?

Comment les plafonds sont-ils déterminés? Vous êtes-vous assurée qu’ils permettaient réellement aux enfants de participer à des activités de loisirs. 

L’incidence de ces nouvelles règles – dans la mesure où vous les confirmez – est-elle analysée au regard des droits de l’enfant, sachant que la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE) consacre, en son article 31, le droit des enfants aux loisirs, au sport, à la culture et aux jeux?

Avec qui ces instructions ont-elles été élaborées? Avez-vous observé un effet sur la participation des enfants et des jeunes depuis l’entrée en vigueur de ces nouvelles règles?

Réponse de la ministre :

Mijnheer Vandemaele en Mme Hugon Lecharlier, er is inderdaad een nieuwe instructie van Fedasil met betrekking tot de tenlasteneming van kosten voor preventieve en educatieve dagbesteding. Die instructie is tot stand gekomen na een interne evaluatie, dus intern binnen Fedasil, en trad op 1 september in werking. Voor alle duidelijkheid, die instructie is door Fedasil zelf uitgevaardigd, en dus niet door het kabinet. Wij waren daar dus niet bij betrokken.

L’instruction vise en premier lieu à garantir que les ressources limitées disponibles soient utilisées de la manière la plus durable possible. À cet égard, l’objectif est de proposer une offre aussi diversifiée que possible d’activités culturelles, sportives, sociales et éducatives contribuant au bien-être et à l’épanouissement des résidents, en particulier des enfants et des jeunes. En outre, l’instruction vise à harmoniser davantage l’utilisation du budget consacré aux activités de loisir entre les différents centres d’accueil et, le cas échéant, à lutter contre toute utilisation abusive. Une attention particulière reste toutefois explicitement accordée au contexte local et aux collaborations existantes de chaque centre d’accueil.

De budgettaire enveloppe waarover elk centrum beschikt, wordt door die instructie niet gewijzigd. Elk centrum beschikt over een budget dat wordt berekend op basis van de capaciteit, namelijk 2 euro per bewoner per maand en 25 euro per niet-begeleide minderjarige tijdens de eerste opvangfase en 12 euro per niet-begeleide minderjarige tijdens de tweede opvangfase. Gegeven de huidige budgettaire context is een verhoging van die middelen momenteel niet mogelijk. Het is dan ook belangrijk dat de beschikbare middelen zo gericht en zo evenwichtig mogelijk worden ingezet, zodat zoveel mogelijk bewoners toegang krijgen tot een gevarieerd aanbod aan activiteiten.

Voor externe activiteiten en daguitstappen werd een maximum van 24 euro per bewoner vastgesteld. De centra worden daarbij aangemoedigd om maximaal gebruik te maken van voordelige tarieven, bijvoorbeeld via groepskortingen of initiatieven zoals Iedereen Verdient Vakantie. Voor betalende hobby’s, zoals een lidmaatschap van een sportclub of jeugdbeweging, wordt enkel voor niet-begeleide minderjarigen in een financiële bijdrage voorzien met een maximum van 50 euro per jaar.

Wat specifiek de deelname aan de zomerkampen betreft, heb ik naar aanleiding van de signalen die ik daarover heb ontvangen, gevraagd om die bepaling opnieuw te analyseren. Op basis daarvan is dan verduidelijkt dat kampen die door jeugdwerkorganisaties worden georganiseerd, opnieuw kunnen worden vergoed, zolang dat binnen de bestaande budgettaire enveloppen van het opvangcentrum valt. De opvangcentra worden daarbij aangemoedigd om maximaal gebruik te maken van de beschikbare sociale tarieven.

Voor die zomerkampen verandert er dus niets ten opzichte van de situatie voordien. Het is dan ook niet de bedoeling om kinderen en jongeren de toegang tot vrijetijdsactiviteiten of zomerkampen te ontzeggen. Integendeel, binnen de beschikbare middelen willen we ervoor zorgen dat kinderen en jongeren toegang blijven hebben tot een zo divers mogelijk aanbod dat hun welzijn, ontwikkeling en sociale integratie ondersteunt.

Ma réplique :

Merci, madame la ministre. Mon collègue et moi-même relirons avec attention tous les chiffres et réponses que vous avez apportés.

Concernant les camps d’été, vous dites qu’on est revenu sur la décision qui avait été prise afin de ne pas faire obstacle à la participation. J’imagine que cela vaut pour les prochaines années, puisque, pour cet été, il a été documenté par les organisations qu’il y avait eu des obstacles à la participation.

Dans ce cas, je me réjouis qu’on ait pu tenir compte des signaux du terrain à ce sujet, car il est très important pour les enfants qui sont accueillis d’avoir accès à des activités à l’extérieur des centres, ceux-ci n’étant pas vraiment les endroits les plus épanouissants pour des enfants. Nous le savons tous.